Sélectionner une page

Près d’un français sur dix connaît les douleurs épigastriques, des régurgitations et des sensations de brûlure d’estomac au quotidien. Ces symptômes, qui sont annonciateurs de reflux gastro-œsophagien, peuvent à la longue occasionner des maladies bien plus graves comme le cancer de l’œsophage et l’ulcère. En dehors du traitement chirurgical, il existe de nombreuses formes de médecines alternatives comme l’homéopathie. Retrouvez dans cet article tout ce qu’il y a à savoir sur le recours à l’homéopathie pour soulager les brûlures d’estomac.

Une forme de médecine en plein développement

 Cette forme de médecine fut inventée en 1808 par Samuel Hahnemann, un médecin allemand. Son développement s’est particulièrement accru au cours de ce siècle. Elle est aujourd’hui vu comme une médecine complémentaire aux yeux de l’OMS et de nombreux pays comme les USA, l’Allemagne et la France y ont recours. Elle prend en charge les troubles digestifs, l’eczéma, l’herpès, le rhume, l’hyperactivité chez les enfants, les cancers et les problèmes dermatologiques.

Pour le cas particulier des brûlures d’estomac liées au reflux gastro-œsophagien, il est possible de prendre deux granules trois fois par jour de Robina 5CH ou 3-5 granules matin et soir de Nitric acid 5CH et de Nux vomica 9CH (source : santé magazine).

Les principes de l’homéopathie

Les ressources du corps humain vont bien au-delà de notre imagination. Grâce au mécanisme du système immunitaire, il engage lui-même une lutte contre la maladie. L’homéopathie joue un rôle capital dans le déclenchement ce processus. Le praticien homéopathe ne s’intéresse ni aux antécédents du patient, ni à ses réactions psychiques et physiques face à la maladie. Il ne s’intéresse même pas à la maladie elle-même. Les principes qui guident son action sont : la similitude, l’individualisation et la dilution.

La similitude

C’est le principe de la similitude qui guide ses actes. Ce principe consiste à administrer au patient, des doses extrêmement diluées d’une ou plusieurs substances qui, à plus forte dose, auraient provoqué les mêmes symptômes chez le patient. C’est le contraire de la médecine traditionnelle (allopathie) qui est basée sur les contraires. Par exemple, si vous souffrez de fièvre, l’homéopathie peut par exemple avoir recours à la belladone (une plante dont la consommation des fruits à l’état naturel provoque des symptômes similaires) alors que la science va chercher à baisser la température avec des substances comme le paracétamol.

L’individualisation

Outre les symptômes, le praticien tient compte de plusieurs autres paramètres qui eux aussi n’ont rien à voir avec la maladie. Ces paramètres tiennent plus compte de la personne dans sa globalité. Des facteurs comme son rythme de vie, ses goûts et ses dégoûts, etc. C’est la raison, pour laquelle, vous verrez l’homéopathe prescrire différentes souches (médicaments homéopathiques) à deux patients souffrants du même mal. Une exception échappe tout de même au principe de l’individualisation. Il s’agit de la posologie qui est indépendante du poids et de l’âge du patient.

La dilution infinitésimale

La fabrication des médicaments homéopathiques se fait à partir d’une substance active qui se base sur la méthode CH (Centésimale Hahnemannienne). La souche est diluée dans 99 fois son volume liquide. Cette première dilution est appelée 1 CH. Le renouvellement de l’opération permet d’obtenir la deuxième dilution (2 CH) et ainsi de suite. Dans la pratique, les souches présentent des dilutions allant jusqu’à 30CH. Pour soigner le médecin utilise différentes dilutions en fonction des symptômes. Pour les symptômes locaux, il opte pour les basses dilutions (4-5CH). Les symptômes généraux sont quant à eux abordés avec des dilutions moyennes (7-9CH). Enfin, les hautes dilutions (15-30CH) sont réservées aux troubles comportementaux.